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04/09/2007

Le Progrès : les bonnes questions

Article du mardi 4 septembre 2007

OGM, les bonnes questions

Rémi GUERRIN Pont d'Ain (01)

Les reproches fait aux maïs O.G.M. ne sont pas les bons. Tout d'abord pourquoi des O.G.M. ? Jusqu'ici les O.G.M. étaient le fruit de la recherche pour la santé, essais en laboratoire production en laboratoire puis en unité industrielle pour les bactéries, essais en laboratoire tests locaux puis mise en oeuvre à grande échelle avec traceurs et suivis dans le milieu naturel y compris des années après leurs mise en oeuvre pour les vaccins recombinants utilisés dans la lutte contre la rage des renards. Les résultats attendus étaient non pas un meilleur profit mais un bienfait pour la collectivité.
Avec le maïs génétiquement modifié avant de parler de pollution génétique il faut parler de pollution chimique, en effet le roundup (N.D.) n'a jamais été mis sur le marché pour traiter des produits alimentaire mais pour détruire des végétaux que nous ne devions pas retrouver dans notre alimentation. Pour simplifier le maïs O.G.M. permet d'avoir du désherbant dans son assiette.
Or, les biochimistes de l'université de Caen ont mis en évidence, in vitro, des effets toxiques du glyphosate (le principe actif) et des adjuvants qui y sont associés. Les études faites sur les cellules humaines ont montré à des doses très faibles des effets toxiques, et à des concentrations encore plus faibles des modifications endocriniennes (hormonales). La station biologique de Roscoff avec des tests sur le développement embryonnaire de l'oursin a montré des dérégulations des divisions cellulaires, si des embryons d'organisme primaires sont perturbés pas ce désherbant qu'en est il de ceux des êtres plus complexes comme les vertébrés supérieurs et l'homme ?
L'action contre les O.G.M. ne doit donc pas viser l'application du principe de précaution, (j'ai de bonne raison de croire qu'il y a un danger, donc je prends des mesures idoines) mais le principe de prévention (il y a un danger réel et identifié et je dois protéger la population contre ce danger).
Avoir du désherbant dans son assiette n'a jamais été une bonne chose, à plus forte raison quand son emploi sur les denrées comestibles n'est pas autorisé et que sa toxicité est reconnue par des chercheurs indépendants.

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