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15/10/2011

Agenda des actions en Rhône-Alpes

Que se passe t’il donc à Bruxelles sur le dossier des OGM ???

30 % des tournesols semés en Rhône-Alpes sont des OGM.
Venez vous informer et agir ! Vous souhaitez vous mettre à jour sur le calendrier européen, comprendre les enjeux du dossier OGM, connaître les évolutions de la réglementation, de l’évaluation des OGM, envisager une mobilisation…

Quatre dates pour vous en Rhône-Alpes :

A côté d’Aubenas, Ardèche, Maison de quartier de Pont d’Aubenas, Chemin Expert , Plan d’accès

le jeudi 20 octobre, de 20h à 22h30

. contact : Confédération paysanne Ardèche : 04 75 64 49 93 mail

A Chambéry, Savoie, Maison des Energies, de 20h à 22h30, le vendredi 21 octobre

A Grigny, salle Servanin sud de Lyon, de 10h à 13h le samedi 22 octobre 

(puis repas partagé entre lesparticipants) , Avec Arnaud Apoteker, salarié du groupe de Verts européens, en charge du dossier OGM (sauf le jeudi soir) Et Pauline Verrière, Inf’OGM , veille citoyenne d’information

Partenaires :Les Confédérations Paysannes 07, 73, 74, 69, ARPE, Vigilance OGM 69, Le collectif anti OGM 73,

A Livron, Drôme, le samedi 19 novembre 2011, 14h-19h ,

 avec Marie-Aude Cornu, de Rés’OGM Info sur le dossier OGM européen et Fabrice Laroche, biologiste moléculaire sur les nouvelles biotechnologies dont la mutagénèse..en partenariat avec Stop OGM 26, la confédération paysanne 26, FRAPNA 26, Agribiodrôme Réunions d’information gratuites, inscription conseillée mais non obligatoire

Partenaire financier : Région Rhône-Alpes

Document synthétique sur la mutagenèse disponible sur http://www.resogm.org/spip.php?article166

Séminaire sur le Rapport Homme-Nature :

regards croisés. Réflexions sur notre relation à la nature en agriculture

Le samedi 5 novembre, 10h-19h - Musée dauphinois. Grenoble

Organisation : Rés’OGM Info. Partenaires : Région Rhône-Alpes

Le rapport de l’Homme à la Nature. D’où vient la rupture ?

Nos choix sont conditionnés par les multiples apports culturels qui nous fondent.

Regardons les incidences des représentations de la nature et en quoi cela nous conduit à nous éloigner de la terre et à vouloir la dominer.

Intervenante : Sabine Rabourdin, ingénieure et diplômée en ethnoécologie, auteur de Les sociétés traditionnelles au secours des sociétés modernes , Paris, Delachaux et Niestlé, 2005

Les valeurs actuelles du monde agricole au service de la nature ?

Facteurs et freins au changement de notre rapport à la nature. En quoi les valeurs productivistes (valorisation du labeur, du progrès technique, l’hétéronomie, la virilité, la puissance, le scientisme, la démesuré économique) ont éloigné l’agriculture de la terre et  ont conduit à sa disparition et leur contestation ont produit un nouveau type d’agriculteurs plus proches de la nature ?

Intervenant : Maxime Prével, sociologue, auteur de L’usine à la campagne, L’Harmattan, 2007

Dérives actuelles. Ce que nous dit la convergence des nouvelles technologies de notre société

La puissance technologique donne à l’humain des pouvoirs qui le fascine depuis la nuit des temps : la jeunesse éternelle, l’immortalité, etc. La puissance décuplée permise par l’artificialisation de l’humain et son alliance avec la machine augure t’elle d’un avenir plus respectueux de la nature et de l’ensemble des humains ?

Intervenante : Daniela Cerqui, anthropologue, Université de Lausanne

Comment nous inspirer du rapport à la nature des peuples indigènes

Notre rapport à la nature est conditionné par notre culture. Des peuples – indigènes – sur terre ont, grâce à une vision de la nature, noué une autre relation, basée sur l’union, la coopération, l’équilibre, le respect, la mesure. Pistes pour que nous, Occidentaux, transformions notre rapport à la nature.

Intervenante : Sabine Rabourdin, ingénieure et diplômée en ethnoécologie, auteur de Les sociétés traditionnelles au secours des sociétés modernes, Paris, Delachaux et Niestlé, 2005

Interludes contés avec Franswaz Rochette

Entrée gratuite. Inscription conseillée (nb de places limité)

Pour les repas bio (12 €) et le covoiturage à partir de Lyon, veuillez nous contacter : resogminfo@free.fr

Possibilité de se garer dans la montée du musée. Ensuite se présenter à l’accueil du musée. Plan d’accès et programme sur : http://www.resogm.org/spip.php?article163

 

Des OGM cachés mis en lumière à Ondes (31)

Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM

Toulouse, le 8 septembre 2011

Pour la troisième fois cette année, après St Georges d’Espéranche (38) le 30 juillet et à St Martin d’Aout (30) le 28 août, une centaine de Faucheuses et Faucheurs Volontaires venus de toute la France ont procédé à un prélèvement symbolique de tournesols mutés à Ondes (31) sur une parcelle de 8Ha (prélèvement symbolique : un pied de tournesol pour un Faucheur).

Le tournesol ExpressSun de Pioneer est rendu tolérant à l’herbicide Express SX de Dupontpar mutagénèse dirigée. Il n’est pas inutile de rappeler que Pioneer semences est une filiale du chimiste Dupont. Les plantes modifiées par mutagénèse sont, comme les plantes modifiées par transgénèse, des OGM au vu de la directive européenne 2001/18. Cependant ces cultures OGM sont exclues duchamp d’application de la directive et de ce fait ne sont pas soumises à la réglementation sur les OGM. On devine ici le poids des lobbies dans lescouloirs des instances européennes ! Ces plantes obtenues par mutagénèse dirigée posent le même type de problèmes que les plantes transgéniques, c’est pourquoi les Faucheurs Volontaires depuis plusieurs mois agissent pour mettre en lumière ces OGM cachés.

A la suite du prélèvement symbolique de tournesols mutés, les Faucheurs Volontaires ont distribué un document informatif sur les OGM cachés et la conséquence de leur culture aux visiteurs du salon Innov-Agri.(salon mis en place par le groupe France Agricole et la chambre d’agriculture de Haute-Garonne).En marge de cette distribution, et à la demande des promoteurs du salon, une rencontre a eue lieu entre des représentants des Faucheurs Volontaires et un membre du CETIOM (Centre Technique Interpro des Oléagineux), un membre de la chambre d’agriculture de Haute Garonne etdeux membres du groupe France Agricole. Un dialogue cordial a permis à chacun de préciser ses positions sans que les lignes ne bougent…. *Un fait inexplicable et grave à terni cette rencontre. Alors que le CETIOM ne parle que de volonté de transparence, les nombreux journalistes présents n’ont pu assister aux échanges. Interdiction formelle d’un représentant ……..du CETIOM.

Pourquoi ?*

Après avoir remis à la gendarmerie les identités des participants au prélèvement symbolique, les Faucheurs et FaucheusesVolontaires se sont séparés. Par ailleurs, le propriétaire de la parcelle visée, présent au moment du départ des Faucheurs, a indiqué ne pas connaître le caractère du tournesol semé et pour cause. On peut lire sur les sacs de semence ExpressSun : « semences issues de sélection classique »

Les Faucheuses et Faucheurs Volontaires continueront à dénoncer ces cultures de tournesols mutés tolérants à un herbicide et sont d’ores et déjà très vigilants sur la mise en culture du colza muté de BASF annonçé pour la campagne à venir.

Contacts presse :

Michel Metz 06 19 79 53 69

Jacques Dandelot06 30 50 56 63

 

270.000 citoyens poursuivent Monsanto en justice

PAR NOLWENN WEILER <http://www.bastamag.net/auteur4.html> (BASTAMAG / 2 SEPTEMBRE 2011)

Alors que leurs champs ont été contaminés par les semences OGM de Monsanto, nombre de paysans bio des État-Unis ont été traînés en justice par la multinationale, pour «/dérogation à leurs conditions de patente/ ». Autrement dit : pour  avoir utilisé sans les payer les semences invasives de la firme ! Lassés de devoir s’expliquer devant la justice, en plus de devoir se battre pour conserver la qualité de leurs cultures, des membres d’une soixantaine d’associations agricoles – représentants des fermes familiales, semenciers, associations agricoles bio mais aussi agriculteurs conventionnels non OGM – ont décidé de contre attaquer : 83 familles de fermiers, soutenus par 270.000 citoyens, ont lancé une procédure contre Monsanto au printemps. Ils demandent à l’entreprise de maintenir ses graines de colza Genuity® et Roundup Ready® en dehors de leurs fermes. Alors que la multinationale fait tout pour que la plainte soit jugée irrecevable, une nouvelle audience a eu lieu à New-York en août.

C’est la Public Patent Foundation (Pubat <http://www.pubpat.org/>), fondation pour les licences libres, qui a déposé plainte au nom de ces 270.000 plaignants. Son président, Dan Ravicher, a rappelé qu’ils se devaient de réagir, au vu du «/volume des plaintes déposées par Monsanto et les poursuites engagées contre des fermiers par centaines pour violation de brevet./ »

30/03/2011

Lilian Ceballos

Lilian Cébalos est se scientifique qui est déjà venu dans le département de l’Ain en 2007 à St Maurice de Gourdans faire une conférence sur les OGM, suite à l’implantation sur cette commune d’essais d’OGM. Il avait réaliser sa conférence sur un char placer par des militants sur la place du village, car le maire de la commune nous avait refuser une salle.

Aujourd’hui il nous revient pour nous présenter sont nouveau livre

Des plantes à l’agriculture :

 

Chronique d’une promesse

 

 renouvelée

 

 

Lilian Ceballos

 

 

Le règne végétal joue un rôle essentiel dans la production d’aliments assimilables dont dépendent tous les animaux. Grâce à la chlorophylle, les plantes interceptent la lumière solaire pour synthétiser des sucres à partir du CO2 atmosphérique et de la lumière solaire (photosynthèse). Ainsi, les végétaux sont des capteurs d’énergie solaire qui est finalement le moteur de l’évolution de la biosphère.

 

Paradoxalement, l’agriculture moderne a permis des pratiques culturales (monocultures, labours profonds, rotations courtes, produits phytosanitaires) qui soumettent le sol nu à l’érosion et perturbent les communautés du sol qui maintiennent sa fertilité naturelle. A l’inverse, certaines pratiques plus durables favorisent la productivité des sols sans dégrader leur potentiel : la couverture permanente du sol le protège de l’érosion et de la dessiccation, et la multiplication des étages cultivés assure une capture maximale de la lumière solaire qui optimise la productivité végétale tout en réduisant les risques de l’échec d’une culture.

 

C’est par exemple le cas de l’agroforesterie ou le cas des cultures sur buttes en maraîchage : cette intensification écologique du potentiel productif du milieu est durable et s’impose dans un contexte de croissance démographique exponentielle sur une planète limitée. En fait, les limites de la productivité végétale sont liées aux potentialités des écosystèmes eux-mêmes : la marge de productivité se situe essentiellement dans l’amélioration du fonctionnement des écosystèmes productifs en tant que tels, et pas uniquement sur des facteurs génétiques qui contrôleraient seuls la productivité des variétés.

 

Ce livre propose donc de centrer la conception d’agrosystèmes innovants sur les capacités végétales souvent insoupçonnées : l’exploration du milieu (feuilles, racines), la communication et la coopération avec d’autres êtres vivants (symbioses, défenses indirectes, signaux SOS), la reproduction de descendants adaptés permettent d’envisager des pratiques innovantes qui s’intègrent parfaitement aux objectifs d’une agriculture durable. Les pratiques agricoles qui découlent de ce nouveau regard sur le végétal peuvent rétablir les régulations et les interactions qui modèlent les écosystèmes et assurent leur fonctionnement (régénération et fertilité des sols, recyclage de la matière organique, rétablissement d’une diversité locale).

 

Plus qu’un catalogue de solutions clés en main, cet ouvrage propose donc d’approfondir ce nouveau regard sur le fascinant monde végétal et d’y puiser des options innovantes. Par ailleurs, le paysan réinvestit son expertise et son savoir-faire comme la base même de sa pratique : la recherche participative peut alors réunir praticiens et théoriciens dans un esprit de co-production des savoirs et de pertinence locale. Pour l’agriculteur, la reconquête de savoirs et savoir-faire paysans revalorise sa fonction aux yeux de la société. 

 

En bref, la transition suggérée est une approche gagnant/gagnant : favorable aux paysans (risques sanitaires réduits, autonomie accrue) et aux écosystèmes (processus et régulations naturels), bonne pour le consommateur (risques sanitaires réduits, qualité accrue) et pour le contribuable (suppression des subventions au gaspillage d’eau) et pour la société (érosion et ruissellement réduits, réduction des pesticides et des pathologies associées).