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30/09/2007

l'été des faucheurs

L’été des Faucheurs

             Les 26 et 27 février 2007 se sont tenus à Orléans les Etats généraux du moratoire. Organisés par un très grand nombre d’associations de défense de l’environnement, ils ont lancé un appel au gouvernement pour un moratoire sur les plantes OGM. C’est l’appel d’Orléans. Il n’a pas été entendu, le nouveau gouvernement demandant préalablement les conclusions du « Grenelle de l’environnement ».

 Tout l’été, les Faucheurs volontaires ont préparé à leur façon ce « Grenelle de l’environnement » qui doit se tenir dans la 2ème quinzaine d’octobre. Pour bien se faire entendre des Français, ils ont coupé symboliquement un seul épi par personne en divers lieux. Ils ont opéré en public les tests de reconnaissance des plantes OGM pour porter celles-ci aux préfectures. Les quelques kilos de maïs prélevés ne portaient pas préjudice aux paysans, mais étaient une interpellation forte des pouvoirs publics qui, jointe à d’autres manifestations, a eu son effet. Des représentants des Faucheurs volontaires ont été reçus au ministère de l’environnement, tandis que José Bové était reçu par la secrétaire d’état à l’écologie, Mme Kosciusko-Morizet elle-même. C’était une reconnaissance officielle du caractère civique de nos actions de désobéissance en faveur de l’environnement. Depuis, le gouvernement par la voix des procureurs a demandé que les procès que nous devions avoir en septembre et octobre devant les tribunaux de Carcassonne, Toulouse et Chartres, soient remis à plus tard, le Grenelle de l’environnement pouvant changer le regard porté sur nos actions. De nouveau nous n’étions plus des délinquants de droit commun, ces procès étaient bien des procès politiques…

Maintenant pour montrer leur détermination, leur attente, leur vigilance, les faucheurs organisent une marche de Chartres à Paris du 9 au 13 octobre. Ils espèrent être nombreux à l’arrivée sur la place de l’Hôtel de ville de Paris. Dans les jours qui suivront jusqu’au Grenelle, les interventions continueront, pour donner d’autres informations concernant les cultures OGM.

En fait le gouvernement se trouve en devoir de choisir entre une agriculture productiviste, polluante, grosse consommatrice d’eau et contaminante, et une agriculture de qualité, respectueuse du principe de précaution.

La demande de produits sains et sans risques est importante de la part du public. La France pourrait innover en prenant la tête d’un tel changement. La clause de sauvegarde européenne, qui permet aux états de protéger leurs cultures par un moratoire, lui donne la possibilité de mettre en œuvre cette politique. C’est tout le sens de ma lettre (ci-dessous).

Nous espérons que le gouvernement et l’Assemblée nationale comprendront que la coexistence pacifique dans les champs du loup et de l’agneau est une belle fable qui ne relève pas de la science, mais du rêve et des appétits financiers de quelques uns.

Jean-Baptiste LIBOUBAN 30 sept. 2007

Pour plus de renseignements voir le site : www.monde-solidaire.org

 Pour soutenir les faucheurs dans leurs procès et dans le paiement de leurs lourds dommages et intérêts et éviter l'expulsion de leur logement (Gilles Lemaire, Paris), vous pouvez verser vos dons, susceptibles de déduction des impôts, à l'association "sans gène"  10 bis rue du colonel Driand

31400 TOULOUSE  sans-gene@no-log.org

 J.B. LIBOUBAN

La Flayssière

34650 JONCELS Le 7 juillet 2007

 

Premier fauchage symbolique

d’OGM de l’été 2007

 

Madame Kosciusko-Morizet

Secrétaire d’état à l’écologie

 

Madame,

Face à la mise en danger de la vie sous toutes ses formes par les activités humaines, j’ai salué comme une avancée de l’intelligence et de la démocratie, la Charte de l’environnement. Qu’elle soit inscrite dans la Constitution au même titre que le droit à la propriété donne à réfléchir. Si elle donne des droits, elle engage aussi les citoyens à être responsables et à participer à la défense de notre patrimoine naturel. Cela permet d’espérer.

Tous ceux qui, depuis des années, luttent pour cette préservation, attendent que les actions du gouvernement, les lois , les décrets, ne contredisent pas, au nom du marché et d’une recherche mise à son service, cette juste position de principe. Le réalisme économique supputé risque fort de mettre en danger cette réalité économique même, avec son lot de conséquences sanitaires et sociales. Celles-ci se révèlent chaque jour comme n’étant pas dues aux inquiétudes d’obscurantistes.

 

C’est ce qu’ont bien compris les tribunaux correctionnels d’Orléans et de Versailles quand ils ont relaxé les Faucheurs volontaires d’OGM. Pour l’instant la Cour de Cassation n’a pas retenu la validité de cette position. Pour combien de temps ? Combien de temps faudra-t-il donc attendre, tandis que progressent les contaminations ?

Je suis moi-même Faucheur Volontaire, condamné à 6 mois de prison avec sursis par les Cours d’Appel de Riom et de Toulouse.

Je crois en conscience qu’on ne peut pas, au nom du profit de quelques uns, mettre en danger le bien commun. Il n’appartient à personne en particulier et il nous incombe de le préserver pour les générations à venir.

Madame, vous vous êtes engagée dans un gouvernement qui a promis concertation, ouverture, dialogue et, à l’automne, « un Grenelle de l’environnement ». Mr Juppé n’a pas cru bon, sur l’avis de la CGB, de mettre un moratoire sur le maïs Monsanto 810 qui doit faire l’objet d’une réévaluation. Les membres de cette commission ont-ils vraiment lu le rapport de la scientifique allemande Martha Mertens ? En en prenant connaissance, le gouvernement de son pays a interdit cette année à la vente les semences de ce Mon 810.

En France, on nous promet pour cette année 20.000 hectares de ce maïs OGM qui va contaminer l’Hexagone de toutes parts. Adieu, agriculture et apiculture de qualité, alors que de plus en plus de pays européens (Italie, Grèce, Irlande, Autriche, Slovénie, Hongrie, Tchéquie, Suisse…) préservent leur pays, leurs agriculteurs et leurs consommateurs.

Il est urgent, mais il n’est pas trop tard, de mettre un terme à ces cultures OGM et de répondre à l’appel d’Orléans. J’ose espérer que le gouvernement verra les différents avantages pour l’intérêt général d’une telle disposition. Elle donnerait la paix des champs et serait un signal clair pour préparer le Grenelle de l’environnement. Faudra-t-il que nous arrivions à ses portes avec des maïs contaminés, cueillis aux quatre coins de la France, pour montrer le mitage du territoire et l’absence de précaution ?

Personnellement, j’ai pris mes responsabilités en conscience et en relation avec cette Charte de l’Environnement. J’ai participé à la neutralisation publique symbolique d’une tige de ce maïs, accompagné de beaucoup d’autres. Nous voudrions pouvoir nous arrêter là.

En posant cet acte, pourtant symbolique, je serai certainement considéré par la justice comme récidiviste avec pour conséquence quasi certaine la prison. Ma famille et moi-même en avons accepté tous les aspects indésirables. J’espère que vous comprendrez qu’en réalité, ce ne sera pas un ou plusieurs Faucheurs volontaires qui seront mis en prison, mais cette belle Charte de l’Environnement que je vous suis gré d’avoir écrite.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame, à toute ma considération.

 

J.B. LIBOUBAN

Initiateur des Faucheurs Volontaires

 


 

19/09/2007

Le « Grenelle » vu par Guy Kastler

« L’Etat vise à instrumentaliser les ONG pour faire du business »

Le Courrier de la Baleine : Pourquoi avez-vous accepté de représenter les Amis de la Terre sur l’agriculture et les OGM ?

Guy Kastler : « Les Amis de la Terre me l’ont proposé en juin. La période électorale était derrière nous, il s’agissait de répondre à une consultation officielle et non plus de rentrer dans un jeu politique que j’avais auparavant refusé. Il n’y avait alors pas d’autres représentants des agriculteurs que la FNSEA dans les groupes de travail du Grenelle sur les modes de production et de consommation durables. Dans ce contexte, j’ai accepté, avec un objectif double : aller le plus loin possible sur un certain nombre de dossiers – semences et OGM notamment – et aider les milieux environnementaux à une prise de conscience sur l’agriculture.

 

LCB : Quelle est l’ambiance au sein des groupes de travail ? Peut-on aborder tous les sujets ?

G.K. : Les choses sont dites correctement dans l’ensemble. La nouveauté a été d’élargir la représentation de la société civile – syndicats et entreprises jusqu’ici – à un nouveau collège, celui des ONG environnementales. Dans le Grenelle, ce sont ces dernières qui font des propositions, avec une certaine concurrence des tensions entre l’Alliance et FNE pour : chacune souhaite devenir l’interlocuteur privilégié unique de l’Etat. La volonté d’apparaître comme un négociateur institutionnalisé de cette mise en scène politique et non en simple représentant de la société civile pousse certains représentants de FNE à rentrer dans les compromis avant même de commencer à débattre. En face, les lobbyings sont plus sur la défensive de façon à empêcher tout consensus. Pour eux,Ils savent que les principales négociations se déroulent à l’extérieur, directement avec l’Etat. C’est ainsi que courant juillet, une réunion s’est tenue au ministère de l’Agriculture mobilisant l’ensemble des représentants de l’agriculture au Grenelle (syndicats, Etat…)organisations agricoles. L’idée : éviter que le Grenelle ne débouche sur des mesures contraignantes. IC’est là qu’il a été affirmé décidé que certains dossiers, tels que la PAC, ne seraient pas discutés. Et à ce jour, ils ne l’ont pas été ! Or, la PAC est la première cause des dégâts environnementaux de l’agriculture moderne, rien ne changera qu’à la marge si elle n’est pas modifiée. Le ministère refusait également. Il a été demandé de refuser tout débat transversal: celui des OGM a été maintenu, mais nous avons perdu sur les agrocarburants.

 

LCB : Que s’est-il passé sur cette question ?

G.K. : Nous n’obtiendrons pas de moratoire sur les agrocarburants industriels, même si leur bilan énergétique est négatif. Ils dispersent un nuage de peinture verte sur la poursuite du gaspillage énergétique auquel on ne touche pas. Ils entraînent l’augmentation de l’effet de serre et élèvent le prix des céréales. Les subventions qui leurs sont accordées justifient la suppression des stocks alimentaires et des politiques de maîtrise des marchés. Le surcoût de l’alimentation animale augmentera ce qui accélérera la délocalisation des la productions animales ovine européenne -et bientôt bovine- dans les pays du Sud. Ces pays, contraints par la dette, renoncent à leurs cultures vivrières au profit de champs destinés à nourrir nos animaux ou à faire du carburant pour nos les 4x4 et sont dépendants pour se nourrir des surplus agricoles occidentaux, de plus en plus chers. Au lieu de développer les productions locales alternatives (biogaz, huile végétale brutes…) qui sont les seules à avoir un bilan énergétique, financier et social positif, les pays riches perfectionnent ainsi leur arme alimentaire.



LCB : Et dans les autres domaines – OGM, pesticides – peut-on attendre des mesures concrètes ?

G.K. : Sur les OGM, le moratoire est à l’ordre du jour, mais on ne touche pas au monopole de l’industrie semencière qui interdit les semences paysannes et traditionnelles est envisageable (voir encadré). La biodiversité reste un slogan pour quelques plantes et animaux sauvages pendant qu’on continue à détruire la biodiversité « domestique » entretenue par les paysans dans leurs champs, alors qu’elle seule est apte à s’adapter aux changements climatiques en court. SMais sur les pesticides, la FNSEA accepte de dire qu’il faudrait en réduire l’utilisation, mais bloque tout engagement chiffré. Elle accepte de réduire l’utilisation des pesticides mais elle cible une certification qualification qui reprendrait l’agriculture raisonnée sous l’appellation « haute efficacité performance environnementale » (HPEE). La restauration collective bio sera recommandée, mais pas financée par la PAC, et les barrières normatives ou sanitaires qui interdisent son développement à partir des productions locales sont maintenues. Malgré les louanges qui lui sont accordées, la bio n’aura droit qu’au marché pour se développer, sans aucune correction des distorsions de concurrence qui laissent l’agriculture chimique facturer aux contribuables ses dégâts environnementaux, sanitaires et sociaux.

 

LCB : On est donc bien loin des enjeux affichés publiquement par le gouvernement ?

G.K. : Tout dépend de quels enjeux on parle. Des enjeux pour qui ? Le Grenelle va rendre obligatoire une re qualification des exploitations agricoles, ce qui nécessitera des investissements inaccessibles aux petits agriculteurs diversifiés. Dans le domaine du réchauffement climatique, on va justifier des agrocarburants (qui contribuent à le renforcer) ou il est prévu un plan de rénovation de l’habitat qui ne pourra pas être financé par une majorité de citoyens si aucune mesures sociales n’accompagne ce plan, une majorité de citoyens ne pourront le financer. C’est donc le gouvernement qui est ici à la hauteur de ses propres enjeux. L’écologie est devenue un outil au service des bénéfices des entreprises et de l’exclusion sociale et la relance de l’économie. Il ne faut pas être naïf quand on va dans ce genre de réunions. L’Etat vise à instrumentaliser les ONG pour faire du business économique. Faire prendre conscience de cette manipulation est aussi ce qui m’a incité à intégrer les réunions de travail du Grenelle. »

 Propos recueillis par Sophie Chapelle

 

Ogm : un moratoire pour le symbole ?


Fin juillet, on apprend que plus de 21 000 ha de mais génétiquement modifié Mon810 sont cultivés en France. Les Faucheurs volontaires poursuivent leurs actions et usent de méthodes novatrices comme la pollinisation volontaire : on arrose l’arroseur en agitant autour d’une parcelle de semences GM des plantes conventionnelles ou biologiques en fleur afin de les « contaminer » avec du pollen non transgénique. Espéré, le moratoire est débattu prend forme au Grenelle : le 10 septembre, une motion rédigée par un « nombre significatif des membres de l’intergroupe OGM » est transmise au gouvernement pour réclamer un moratoire. La FNSEA défend bec et ongle les essais mais reste très timide face aux cultures GM. Guy Kastler est peu surpris : « Il n’y a plus d’avenir économique à la culture des OGM en Europe. Les consommateurs européens n’en veulent pas. Les firmes semencières développent désormais les OGM dans l’alimentation animale. Comme l’élevage en UE est de plus en plus délocalisé hors d’Europe, les lobbies n’y ont plus d’intérêt. Ils veulent par contre poursuivre leurs « recherches » pour asservir les paysans du sud avec leurs brevets»

 

Le moratoire demande à terme la reconnaissance de la liberté et du droit à produire et consommer sans OGM. Principe politique, il devrait, s’il était adopté, se décliner en mesures techniques impliquant la fin des essais et des cultures. Ainsi, à chaque autorisation d’un OGM par la Commission européenne, la France devrait actionner la clause de sauvegarde. Pour Guy Kastler, « gagner ce moratoire doit surtout servir à dévoiler les nouveaux enjeux relève d’un enjeu symbolique. Une nouvelle bataille se profile avec les plantes brevetées issues de la mutagenèse ou des nanotechnologies. Ses partisans parlent de “sélection assistée par marqueur”, une sélection selon eux traditionnelle. Or c’est une propagande “écologiste” pour faire accepter des nouvelles plantes manipulées non étiquetées mutées. » La rupture avec un système qui ne fait que se repeindre en vert n’est pas pour demain.

 

18/09/2007

Réunion Cormoz 27-09-07

Réunion à Cormoz à 20h 

   

Elus – Agriculteurs – ou simples citoyens, cela vous concerne !

Venez vous informer, pour comprendre et débattre

 

Qu’est-ce qu’un OGM ?

- Les applications actuelles des OGM (recherche, agriculture, production de médicaments …) ;

- Les caractéristiques de la variété de maïs OGM cultivée en Bresse (MON 810) ;

- L’intérêt économique des OGM pour les agriculteurs et producteurs de semences.

- Risques sanitaires et écologiques

- Cultures OGM et non OGM : la coexistence est-elle possible ?

- Les OGM peuvent-ils permettre de résoudre la faim dans le monde ?

- Privatisation du vivant

- OGM, question d’éthique

 

02/09/2007

OGM sur Tropic FM

Communiqué
 
Après un deuxième week-end du tests pour rechercher l'emplacement des cultures de maïs OGM en Bresse, Charles Vieudrin reçoit Gérard BOINON, Philippe JEANNIN et Christiane BATAILLARD du collectif "OGM Non Merci".
 
Sur le 90 de la bande FM ou sur le site http://tropiquesfm.free.fr, mardi 4 septembre 2007 de 18h 15 à 19h. Rediffusio mercredi 5 septembre à 11h 15.
 
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Charles VIEUDRIN
Président de Tropiques FM
06 63 30 81 01
vieudrin.charles@neuf.fr

30/08/2007

Lettre ouverte à Georges Blanc, président du CIVB

 

A l’intention de M. Georges Blanc,

Président du Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse

Copie : M. Pierre Bernard, Vice Président du CIVB, M. Christophe Boucault, Directeur du CIVB, éleveurs de volailles de Bresse du département de l’Ain et médias du département

 

Monsieur,

 

Le 4 juillet dernier le ministère de l’agriculture a rendu public le registre des cultures OGM commercialisables. Ce registre fait état de la culture de 135 ha de maïs OGM dans l’Ain, au cœur de la zone de l’AOC Bresse, AOC dont l’une des particularités est d’imposer une part de maïs dans la ration alimentaire des volailles.

Nous, associations de consommateurs, apiculteurs, agriculteurs conventionnels ou respectant des chartes qualité (Agriculture Biologique, labels, produits fermiers, Appellations d’Origines Contrôlées "Comté" et "Bresse", …), associations de défense de l’environnement et simples citoyens consommateurs souhaitons interroger les responsables de l’AOC « volaille de Bresse » au sujet de la compatibilité d’une production d’excellence telle que la volaille de Bresse avec la présence d’OGM dans sa zone de production :

- Ne craignez-vous pas qu’une association d’idée dommageable prenne forme dans l’esprit des consommateurs entre les termes « volaille de Bresse » et « OGM » à l’heure où les sondages rapportent que 86 % des citoyennes et des citoyens français sont opposés à leur production et à leur consommation ?

- Comment comprenez-vous qu’il n’y ait pas eu de concertation sur les risques que représente pour la filière Volaille de Bresse la mise en culture d’OGM à grande échelle dans sa zone de production ?

- Avez-vous prévu de prendre des mesures particulières pour garantir l’absence d’OGM dans l’alimentation des volailles de Bresse ? Des précautions sont-elles par exemple définies pour assurer la séparation des récoltes et éviter que des grains OGM soient mélangés aux récoltes conventionnelles qui entrent dans leur alimentation ?

- Allez vous exiger la localisation précise des cultures OGM afin de permettre à l’avenir aux éleveurs en AOC Bresse d’éviter de planter leur maïs à proximité pour diminuer le risque de le voir contaminé par le pollen OGM ?

 

Le collectif OGM non merci ! considère la volaille de Bresse comme l’un des fleurons de la gastronomie française. La réputation de ce produit d’exception est internationale. Elle est le fruit d’un terroir, c’est-à-dire d’un agrosystème et de savoirs-faire spécifiques. Elle constitue donc un héritage commun unique. Nous estimons impératif d’inscrire dans le cahier des charges du CIVB, puisque ce n’est pas encore le cas, l’interdiction d’une alimentation issue directement ou indirectement d’OGM tout au long de la vie des volailles de Bresse.

Nous sommes prêts à vous soutenir dans l’affirmation de cette exigence pour sauvegarder l’image de marque des produits des éleveurs de l’AOC. Seule cette exigence pourra, selon nous, maintenir leur succès auprès des consommateurs et préserver le produit phare de l’identité et de la culture Bressane dont vous avez la responsabilité.

La filière est face à un risque majeur. Sans mesures strictes et claires, il sera possible de trouver bientôt chez les volaillers des poulets de Bresse nourris au Monsanto810 et à sa toxine insecticide Bt.

Certains que vous accepterez de répondre à nos interrogations et que vous saurez apprécier notre volonté d’assurer l’avenir économique de l’AOC, nous vous prions de recevoir, monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Le Collectif OGM NON MERCI !

 

Collectif OGM non merci !

Blog : http://ogmnonmerci01.hautetfort.com/

e-mail : Ogm-non-merci@hotmail.fr

Relais du collectif  :
Eliane Cotton : 04 74 51 36 75
Bastien Oustry : 04 74 51 72 85