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21/03/2008

manifestation nationale

Pour le droit de produire et consommer sans OGM
Coexistence impossible - Projet de loi OGM = DANGERS

 

Début avril, les députés examineront à l'assemblée nationale le projet de loi sur les OGM. Ce projet revient en fait à légaliser l'impossible coexistence entre cultures OGM et cultures non OGM. Ailleurs dans le monde, les dégâts causés par les OGM sont considérables sur les plans économique, social et environnemental. Le bras de fer qui se joue en France actuellement est au coeur de toutes ces luttes de la société civile contre la mainmise de quelques multinationales agro-alimentaires sur l’alimentation et le Vivant pour des intérêts uniquement financiers. La mobilisation des organisations et des citoyens est primordiale et doit s'amplifier jusqu'au vote de la loi. Mobilisons nous pour le bien commun et la préservation de la biodiversité !

MANIFESTATION

 le samedi 29 mars

 à

Clermont-Ferrand !

 

D'ores et déjà, voici la trame du programme:

12 à 14 h : accueil place de Jaude au centre de Clermont-Fd
pic-nic tiré du sac et vente de fruits, sandwichs ... bio sur place

14 h : écriture en "lettre humaine" : OGM 0% puis cortège animé jusqu'à la
permanence de Louis Giscard d'Estaing (et oui, le fils du père !), député
UMP du Puy de Dôme

17 h : conférence (thème et intervenant à préciser)

19 h 30 : buffet bio et musical

20 h 30 : CHRAZ, humour d'un plouc auvergnat polonais européen

22 h : bal / concert (groupes à préciser)


Bus au départ de Bourg en Bresse (6h45) via Macon (7h15) Villefranche sur Saône (8h) Roanne (9h30)

 

Réservez votre place au 06 77 25 22 10 ou 04 74 55 89 50 ou par mail brosse@terre-net.fr

les lieux et horaire précis des étapes ne sont pas encore fixés, il vous serons communiqué au moment de la réservation

 

 

 

16/01/2008

Prochaine réunion du collectif 01

Vendredi 18 janvier 2008

 

18h à la maison des syndicats à Bourg en Bresse

11/01/2008

we du 12-13 jenvier 2008 dans l'ain

SAMEDI 13 - DIMANCHE 14 JANVIER 2008

Le collectif OGM non merci 01 proposerona une lettre-type samedi matin sur les marchés de Bourg-en-Bresse et Ambérieu-en-Bugey.

Samedi après-midi et dimanche matin, les militants se rendront dans des communes d'implantation du Monsanto 810 : Beaupont, Cormoz, Domsure

 

22/10/2007

Mali : Un jury citoyen dit non aux OGM

par Sabrina Costanzo

Les élus locaux de Sikasso ont pris l’initiative d’organiser, en janvier 2006, un Espace citoyen d’interpellation démocratique chargé d’évaluer les avantages et les inconvénients de l’introduction d’OGM dans leur agriculture.

"Une sacrée leçon de démocratie. " Une conclusion qui occulterait presque le verdict formulé par le jury citoyen de l’Espace citoyen d’interpellation démocratique (Ecid), qui s’est tenu en janvier 2006 dans la région de Sikasso, au Mali, sur l’épineuse question des OGM et sur l’avenir de l’agriculture du pays : le panel des quarante-cinq productrices et producteurs participants s’est prononcé contre l’introduction d’OGM dans leur agriculture. L’Ecid est basé sur la combinaison d’une structure de démocratie participative locale, l’Espace communal d’interpellation démocratique, organisé dans la région de Sikasso pour débattre du processus de décentralisation, et d’éléments méthodologiques tirés des jurys citoyens. " Cette expérience a été mise en place suite à la volonté de l’assemblée régionale. Les élus locaux ont d’abord eu l’idée d’organiser un espace d’information et de débat sur les OGM, puis ont décidé d’organiser un débat citoyen structuré avec l’interpellation d’experts sur les risques et les avantages d’une éventuelle adoption des OGM sur les plans scientifique et technique, mais également du point de vue socioéconomique, politique, éthique et culturel ", explique Michel Pimbert, directeur du programme agriculture durable et biodiversité à l’Institut international pour l’environnement et le développement [1], travaillant depuis longtemps au Mali.

La pression des multinationales

La région de Sikasso est en effet au centre d’enjeux agricoles déterminants. Zone de prospérité agricole, elle est surnommée " la deuxième région " (après Bamako) et fournit les deux tiers de la production de coton, source principale de revenus du pays. " Mais la filière coton est en crise, les producteurs n’arrivent pas à écouler leur production faute de marchés rémunérateurs ", rappelle Michel Pimbert. " Dans ce contexte, le pays et les producteurs subissent les pressions des multinationales agro-alimentaires, comme l’américaine Monsanto et la suissesse Syngenta, qui prônent l’industrialisation du secteur agricole et l’ouverture des marchés aux cultures transgéniques, notamment le coton Bt. " Ces firmes bénéficient en plus du soutien d’USAid, l’agence des États-Unis pour le développement international, notamment mandatée pour promouvoir les OGM. Au Mali, s’il existe quelques groupes qui financent la recherche sur les OGM, il n’existe en revanche pas d’autorisation gouvernementale qui permette la réalisation d’études en plein champ. " Le Mali réunit des conditions politiques propices à l’organisation d’un tel débat : liberté d’expression, de rassemblement, de la presse et décentralisation. L’existence de médias et notamment de radios libres a permis à près de 800 000 personnes d’être tenues informées de la teneur des débats et des recommandations du jury ", analyse Michel Pimbert.

38 % de femmes.

" Combiner l’Ecid communal avec une méthodologie de jury citoyen a nécessité des adaptations pour garantir la qualité du processus. Sous sa forme communale, l’Ecid ne prévoyait, par exemple, pas de délibération, ni d’interpellation d’experts, mais une interpellation des autorités
locales ", explique Michel Pimbert. La seconde adaptation a porté sur la nécessité d’assurer une représentation équitable dans la sélection des participants, avec la présence de petits producteurs et une plus grande représentation de femmes. " Elles représentaient 38 % du panel de citoyens, alors que dans l’Ecid traditionnel, la participation est majoritairement masculine ", constate Michel Pimbert. Un comité d’observateurs a également été mis en place, afin de garantir la transparence et l’équité du processus. Le choix des témoins-experts a été effectué en fonction des différents thèmes de préoccupation des producteurs. " Monsanto s’est fait représenter par des agriculteurs partenaires, alors que Syngenta n’a pas voulu s’impliquer dans un processus qu’elle ne pouvait pas contrôler ", précise Michel Pimbert. Chaque témoin expert a effectué une présentation, suivie par les questions des producteurs. Les quatre commissions formées dès le début de l’Ecid (gros producteurs, producteurs moyens, petits producteurs et groupe des femmes) ont délibéré toute la journée du 28 janvier, selon des règles qu’elles avaient elles-mêmes établies.

Le gouvernement conforté.

Le 29 janvier, les recommandations du jury citoyen ont été validées, et transmises à l’assemblée régionale de Sikasso. " Ce qui importe, c’est moins le verdict que l’analyse que se font les producteurs de cette technologie et de ses conséquences pour la société ", insiste Michel Pimbert. Parmi les propositions les plus fortes, on peut relever le critère d’équité invoqué par les gros paysans : " Considérant qu’au Mali, le nombre de petits producteurs est de 98 % et que la technique (OGM) n’est viable qu’avec les grands producteurs, par conséquent, cette technologie ne doit pas être introduite. " Michel Pimbert estime que " le côté combatif des femmes, qui menacent de brûler les champs porteurs d’expérimentations illicites, mais aussi leur aspect constructif à travers leur désir de valoriser l’agriculture locale, a été absolument remarquable ". Des recommandations qui confortent le gouvernement dans sa décision de ne pas introduire d’OGM. Cette expérience est aussi une façon de montrer au gouvernement le type de participation citoyenne que l’on peut mettre en place dans le cadre du protocole de Carthagène sur la biodiversité, dont le Mali est signataire. Le projet de loi qui découle du protocole prévoit en effet l’organisation, au niveau national, de procédures de participation du public avant toute introduction d’OGM. " Nous sommes aujourd’hui dans une phase de diffusion de l’information. Un film de soixante minutes, Paroles de paysans, est aujourd’hui disponible et peut être utilisé par les acteurs pour organiser localement des débats et restituer le processus et son issue ", explique Michel Pimbert. " Nous avons amorcé un processus générateur de solidarités et de résistances qui peut aboutir à la construction d’un contre-pouvoir, si les acteurs locaux le souhaitent. " Sabrina Costanzo

1 L'Espace citoyen d'interpellation démocratique sur les OGM en relation avec l'agriculture du Mali a été organisé par l'assemblée régionale de Sikasso avec l'appui conceptuel et méthodologique de l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) ainsi que du Réseau interdisciplinaire de biosécurité (RIBios). www.iied.org

À lire : " Un jury citoyen sur les OGM au Mali ", Transrural initiatives n° 311

20/10/2007

réunion Jasseron mercredi 24 10 07

Mercredi 24 octobre 2007

20h30

Salle de la mairie 

 

Elus – Agriculteurs – ou simples citoyens, cela vous concerne !

Venez vous informer, pour comprendre et débattre

 

 

Qu’est-ce qu’un OGM ?

- Les applications actuelles des OGM (recherche, agriculture, production de médicaments …) ;

- Les caractéristiques de la variété de maïs OGM cultivée en Bresse (MON 810) ;

- L’intérêt économique des OGM pour les agriculteurs et producteurs de semences.

- Risques sanitaires et écologiques

- Cultures OGM et non OGM : la coexistence est-elle possible ?

- Les OGM peuvent-ils permettre de résoudre la faim dans le monde ?

- Privatisation du vivant

- OGM, question d’éthique