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07/03/2009

Réponse de Corinne Lepage au communiqué des experts de l'AFSSA

Une lueur d’espoir semble enfin apparaître dans le dossier OGM. En effet, la bataille menée par le lobby pro-OGM pour éviter le progrès des connaissances quant à l’impact sanitaire des OGM semble quelque peu s’essouffler.
De quoi s’agit-il ? D’éviter que des études sérieuses, indépendantes et rendues publiques sur les effets des OGM sur la santé humaine ne puissent être menées à bien, a fortiori ouvertes à la controverse scientifique et au débat public.

La tâche pouvait paraitre ardue dans la mesure où la directive communautaire de 2001 exigeait avant toute mise sur le marché des études sur l’impact à moyen et long terme des OGM notamment sur la santé et interdisait que ces études puissent être dissimulées au public sous le prétexte du secret industriel.

Le combat a donc été engagé pour ne pas appliquer ce texte grâce au soutien sans faille de la Commission et à l’ambigüité pour ne pas dire le double discours d’un certain nombre d’Etats, dont malheureusement le nôtre. Comment ?

- tout d’abord, en faisant adopter en 2003 un règlement sur l’alimentation, beaucoup plus laxiste que la directive de 2001, qui ne prévoit pas  la publicité des études ni du reste leur caractère obligatoire et que les industriels peuvent choisir plutôt que le régime de la directive de 2001 pour solliciter les autorisations.

- ensuite , en se battant pour ne pas  réaliser les études sur les rats durant 90 jours, ce qui est le strict minimum , lorsque l’on sait que les OGM sont pesticides et que tout pesticide mis sur le marché doit comporter des études réalisées sur deux mammifères dont l’une durant deux ans. Mais aussi, en tentant  d’obtenir qu’aucun Etat ne réalise ces études afin d’éviter totu débat public ;- en fin, en dissimulant les rares études faites par les firmes en brandissant le secret industriel, inopposable  au terme de la directive de 2001. C’est ce que vient de faire M.Barnier , au nom du gouvernement français en refusant de rendre publique l’étude sur le MON 810.

Or, cette triple stratégie commence à se fissurer.
Tout d’abord, parce que la contestation sur l’absence d’études sérieuses monte et vient en particulier des Etats-Unis. Vingt-six scientifiques américains viennent de rendre publique une déclaration dans laquelle ils affirment qu'« aucune recherche réellement indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions de première importance ». Loin d'être anti-OGM, certains de ces chercheurs affirment même y être favorables. Dans le cadre de la mise en place de réunions consultatives sur les cultures OGM. Spécialistes des insectes du maïs, ces chercheurs ont dus ‘avouer incapables de fornir à l’Etat des informations dans la mesure où la recherche scientifique sur les OGM formellement interdite. En effet, les vendeurs de semences génétiquement modifiées interdisent par contrat aux acheteurs de mener des recherches sur leurs produits et interdisent la publications d’études extérieures si ils ne les ont aps au préalable validées. «  Si une compagnie peut contrôler les recherches (...) elle peut réduire les aspects négatifs potentiels qui peuvent survenir dans toute étude » affirme Ken Ostlie, entomologiste à l'Université du Minnesota. Pour Elson J. Shields, professeur d'entomologie à l'Université de Cornell, les firmes «  peuvent potentiellement pratiquer le blanchissage des données et des informations soumises au Ministère de la Protection de l'Environnement (EPA) ». Mark A. Boetel, de l'université d'état du Dakota, raconte pour sa part qu'il a maintes fois essayé d'obtenir les autorisations nécessaires pour étudier la réponse biologique des semences transgéniques à un traitement insecticide. En vain. Ce sujet ayant été rendu public aux Etats-Unis, il est plus que probable que des évolution surviennent d’autant plus que la Californie débat d’un projet de loi mettant à la charge des firmes agrosemencières une responsabilité en cas de pollution.

En second lieu,  la contre-expertise menée par le CRII-GEN sur le MON 863 qui a fait l’objet d’un vaste débat européen, même si fidèle à sa tradition , l’EFSA a refusé de revoir sa position, a mis en lumière les anomalies déjà relevées par Monsanto qui devaient être dissimulées et quelques autres sur le foie, les reins le poids et la formule sanguine des animaux ayant consommé du maïs MON 863 durant 90 jours. Depuis lors, se sont ajoutées de nouvelles études concordantes , y compris les premières études publiques.  Tout d’abord , une étude publique autrichienne, la plus poussée au monde, qui porte sur plusieurs générations de rats met en lumière des différences significatives pour les rats qui ont consommé un mélange de MON 810 et de NK 603, sur des paramètres qui sont les mêmes que ceux relevées pour  leMON 863, ce qui confirme la possibilité d’effets secondaires. L’étude déjà menée par le Professeur BUIATTI, de Florence en 2008 sur le MON 810 met en lumière des caractéristiques génétiques inattendues.  De plus, après 10 ans d’atermoiements, l’INRA a fini par mener à bien une étude qui avait été bloquée et qui met en lumière le passage des génes modifiés dans le sang des animaux. Ces études toutes concordantes pour montrer la possibilité d’effets secondaires sur la santé humaine interviennent  alors qu’june association de consommateurs belge qui vient de révéler que de plus en plus de produits alimentaires contenaient des traces OGM, y compris des produits bio. Dans son numéro de février, Test-Achats a publié les résultats d'une étude portant sur 113 produits contenant du maïs et/ou du soja, dont 35 produits bio. Un test semblable, effectué il y a 6 ans avait montré qu'aucun de ces produits ne contenait d'OGM. De plus, publiée dans le 21 janvier 2009 sur le site NewScientist, une étude mexicaine démontre que des gènes de maïs génétiquement modifié ont contaminé des variétés sauvages. "Maintenant, c'est officiel", affirme en introduction cette étude, résumant les atermoiements des pro-OGM à reconnaître une réalité et la preuve que le risque de contamination est plus sévère que ce qui avait été envisagé.

Enfin, le secret parait devoir être immanquablement levé. Dans un arrêt rendu fin février, la Cour de Justice des Communautés européennes vient de rappeler que le secret industriel n’est pas opposable aux informations d’ordre parcellaire relatives à l’implantation des cultures OGM .Mais, la rédaction de l’arrêt est très générale et vise l’article 25 de la directive qui concerne précisément aussi les études sur la santé.

Ainsi se rapproche inéluctablement l’épreuve de vérité, le moment où les agrosemenciers set ceux qui les soutiennent ne pourront plus éviter de mettre sur la place publique le débat sur les effets des OGM sur la santé humaine. C’est sans doute la raison pour laquelle la violence est aujourd’hui considérable et les pressions n’ont jamais été aussi fortes  pour contraindre les européens récalcitrants à accepter les OGM. La course contre la montre est effectivement engagée mais le temps risque de manquer à ceux qui ont projeté de rendre la situation irréversible avant que l’étendue des dégâts ne puisse être connue. Et, leur acharnement pèsera certainement lourd lorsque sera venue l’heure de la recherche des responsabilités des uns et des autres.

 

Corinne Lepage, ancien ministre, présidente du Crii-Gen

03/03/2009

OGM : la Commission désavouée, une gifle pour Barroso !

Lundi 02 mars 2009

Les états membres se sont prononcés à la majorité qualifiée en faveur de l’Autriche et de la Hongrie qui peuvent donc garder leurs moratoires sur le maïs MON810. La proposition de la Commission a été repoussée par 282 votes ! Seuls quatre pays continuent à se prononcer avec obstination contre l’avis de leurs populations et en faveur de la Commission : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède.


Les États-membres ont également voté contre la levée de l’interdiction en Autriche du maïs T25, mis au point par l’entreprise allemande Bayer.

Pourtant Mr Barroso n’avait pas ménagé sa peine pour servir les intérêts des firmes de biotechnologies. Il avait notamment créé un groupe de « sherpas » et organisé des réunions secrètes en juillet et octobre 2008, afin d’ « accélérer » l’introduction des OGM dans l’Union européenne (1).

Pour Christian Berdot, responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre France :
« Il était temps que les votes des états-membres représentent enfin la volonté de l’immense majorité des citoyens européens. A force de jouer les garçons coursiers pour les firmes de biotechnologies, Mr Barroso s’est pris une claque. D’autre part, l’expérience des États-Unis (2) et le contrôle que quelques firmes exercent sur le marché des semences devraient aussi calmer les lobbies agricoles extrémistes qui veulent imposer les OGM à l’agriculture française et se moquent de la volonté de leurs concitoyens. L’AFSSA peut aussi revoir sa copie ! Les Français se trouvent confortés dans leur refus de voir le MON810 et d’autres OGM dans leurs champs ou leurs assiettes ».

 

Note : [1] Les Amis de la Terre ont pu se procurer par une fuite le compte-rendu confidentiel. Voir l’article « Réunions secrètes au plus haut niveau pour imposer les OGM » : http://www.amisdelaterre.org/Union-europeenne-Reunions-secretes.html

[2] Dans l’édition 2009 de leur rapport qui sort annuellement sur la situation des OGM dans le monde « Qui bénéficie des OGM ? », les Amis de la Terre analysent la politique commerciale de Monsanto aux États-Unis. Voir l’article « Monsanto ou comment profiter de la crise alimentaire,  http://www.amisdelaterre.org/OGM-Nourrir-les-pauvres-ou.h... 

Contact presse : Caroline Prak, Relations médias 06 86 41 53 43 ou 01 48 51 32 22

11:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moratoires, mon810

01/03/2009

Salon de l’agriculture : les semences mutantes irradiées critiquées par les Amis de la Terre

www.developpementdurable.com - 28 février 2009

Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas, selon l’association les Amis de la Terre.

Alors que Jean-Luc Poulain, président du Salon international de l’agriculture, s’enthousiasme : « les agriculteurs ont intégré dans leur processus de production des nouvelles technologies » pour « produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours ! ». L’association écologiste dénonce « les plantes modifiées par irradiation qui envahissent nos assiettes…cela sans que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées pour écarter tout risques pour la santé et l’environnement ».

Un accélération du processus naturel de modifications spontanées...

Parmi elles, entre autres, la « mutation induite » issue de la recherche nucléaire qui, après les dégâts déjà perpétrés en termes d’énergie et de conflits armés, s’attaque maintenant à la sécurité alimentaire. Ainsi, selon un document interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette technique « sûre, éprouvée et rentable » pourrait « aider à vaincre la faim dans le monde ».

Explications. Pour améliorer les semences, les scientifiques se servent d’agents mutagènes. Cette mutation induite ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées. Ce sont aujourd’hui près de 3000 variétés de 170 espèces différentes qui seraient concernées. La technique a de quoi séduire. Avec 60 millions investis pour le Japon par exemple entre 1959 et 2001, le retour sur investissement est égal à 60 milliards d’euros.

Une absence totale de maîtrise des effets non intentionnels

Pour Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie et le nucléaire aux Amis de la Terre, « c’est bien cette violence de l’intervention sur le génome des plantes, hors du contexte naturel, qui est intolérable et irresponsable ! La mutation artificielle de l’ADN par radioactivité est une technique ancienne, mais les progrès en matière de séquençage des gènes en rendent désormais les produits brevetables et industrialisables. »

L’association insiste sur « l’absence totale de maîtrise des effets non intentionnels, le caractère aléatoire de la technique et l’imprévisibilité des recombinaisons génétiques, avec de possibles effets délétères sur l’humain ». Pour Hélène Gassie, référente sur l’agriculture, « ce travail conjoint de l’AIEA avec la FAO pour créer des plantes mutantes œuvre à l’éternel projet de mise en coupe réglée des paysans de la planète et à l’asservissement par l’arme alimentaire. Les manipulations et l’appropriation du vivant, conçu comme une matière inerte et lucrative, n’ont plus de limites. »

Les Amis de la Terre rappellent que tous les paysans de la planète disposent de semences adaptées à leur terroir, qui n’ont pas besoin d’engrais chimiques et qui résistent aux changements grâce à leur biodiversité intrinsèque. La priorité est de garantir à ces paysans l’accès à la terre et à l’eau et le droit de préserver et d’échanger leurs semences pour vivre dignement. C’est le seul vrai moyen d’éradiquer la faim dans le monde. Un vœu bien éloigné des considérations hégémoniques de l’AIEA soutenue par la FAO selon l’association écologiste.

28/02/2009

La localisation exacte des champs d’OGM devient obligatoire

jeudi 26 février 2009

Par Pascal Farcy

L’arrêt, que vient de rendre aujourd’hui la Cour de justice européenne, devrait faire gagner du temps aux faucheurs d’OGM… En effet, jusqu’à présent en France, seul le canton ou la commune dans lequel se situaient les champs d’OGM était rendu public. Or, avec cet arrêt, la cour de justice européenne impose aux États membres de rendre public la localisation et l’étendue des sites de dissémination ainsi que la description de l’écosystème des sites de dissémination, y compris le climat, la flore et la faune, de même que la proximité des sites de biotopes officiellement reconnus ou de zones protégées susceptibles d’être affectées.

En conséquence, l’ensemble des informations que les firmes sont tenues de communiquer à l’administration pour obtenir l’autorisation de procéder à des cultures d’OGM, devient public.

En rendant cette décision, la Cour n’a pas retenu l’argumentation française qui mettait notamment en avant le fait qu’en rendant public le lieu exact de l’emplacement d’un champ d’OGM, il y avait un risque de trouble de l’ordre public, autrement dit de destruction de la parcelle par les faucheurs volontaires.

De même, la stricte mise en œuvre de cet arrêt lève en partie le voile que s’évertuaient à maintenir les semenciers OGM, avec la complicité bienveillante des autorités. Aussi, comme le relève Arnaud Gossement, porte parole de FNE (France Nature Environnement), ’Les marchands du vivant ne pourront plus prétendre que les OGM sont sans danger tout en cachant les lieux de culture.

Enfin, l’établissement d’une carte de France précise, comprenant toutes les parcelles cultivées avec des OGM, va devenir réalisable, une tâche à laquelle FNE a d’ores et déjà annoncé travailler.

Après le maintien de la clause de sauvegarde prise pour activer un moratoire sur la culture du maïs MON810 en France et en Grèce, cette nouvelle journée voit un deuxième camouflet pour les tenants des OGM eu Europe.

univers-nature.com

26/02/2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique

 Aucune recherche véritablement indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions critiques » révèle un scientifique américain au New York Times, dans un article paru le 19 février. D’après le célèbre quotidien, un groupe de 26 chercheurs vient de déposer une plainte auprès de l'Agence pour la Protection de l'Environnement (E.P.A.) aux Etats-Unis. Les scientifiques y dénoncent les pratiques des entreprises de la biotechnologie qui empêchent toutes recherches indépendantes et approfondies sur leurs semences génétiquement modifiées.

Protégées par la propriété intellectuelle, les compagnies conservent en effet l’entier contrôle sur l’utilisation qui peut être faite de leur semence. Ainsi, si les universités américaines peuvent librement acheter des pesticides ou des graines conventionnelles pour mener des recherches, il leur est, par contre, totalement interdit de manipuler des semences génétiquement modifiées sans l’accord des entreprises. Les chercheurs expliquent au New York Times que parfois les autorisations ne sont pas accordées et, quand elles le sont, les compagnies se réservent le droit de passer en revue tous les résultats avant leur publication. Ken Ostlie, un entomologiste à l'université du Minnesota, déclare au journaliste Andrew Pollack que « si une compagnie peut commander la recherche du domaine public, elle peut diminuer les effets négatifs potentiels démontrés par n'importe quelle recherche ».

Des chercheurs qui ne peuvent plus faire leur travail
Pour le groupe de chercheurs, signataires du document envoyé à l’E.P.A. et qui, pour la plupart, ne préfèrent pas révéler leur nom, ce blocage des recherches leurs pose d’importants problèmes. N’étant pas eux-mêmes opposés au développement des biotechnologies, ces scientifiques qui étudient les insectes parasites des céréales se plaignent de ne pas pouvoir faire leur travail et aider les cultivateurs à utiliser au mieux les nouvelles semences. Le Dr. Shields de Cornell avoue que « nombreux sont ceux qui ont peur d’être blacklisté. Si votre travail est la recherche sur les résistances aux insectes, vous avez besoin d’étudier les dernières variétés or, si les compagnies ne vous fournissent pas les autorisations, tout simplement, vous ne pouvez pas faire votre boulot ». Les témoignages publiés par le New York Times sont, à ce titre, éloquents. Par exemple, la compagnie Syngenta (n°3 mondial des semences) interdit toute recherche en général mais également empêche tout acheteur de comparer les semences à des produits de firmes concurrentes. En 2007, le Dr Ostlie obtenait l’autorisation de trois entreprises pour effectuer des comparaisons sur leurs variétés, mais, dès l’année suivante, Syngenta lui retirait la permission d’utiliser ses semences de maïs, jugeant « qu'il n'était pas dans son intérêt de le laisser continuer ». Marquez A. Boetel, professeur agrégé d'entomologie à l'université du Dakota du Nord, n’a, quant à lui, jamais pu obtenir l’autorisation de Monsanto pour examiner la réaction au traitement insecticide de récoltes de betteraves à sucre génétiquement modifiées. Chris DiFonzo, entomologiste à l'université du Michigan, témoigne pour sa part qu’elle n’a pas pu mener ses suivis d’insectes dans les champs plantés en OGM au risque de mettre le propriétaire en violation des accords passés avec les compagnies.

« le potentiel de blanchir les données »
Les semenciers assument sans complexe le maintien de ces restrictions pour protéger leur propriété intellectuelle, se disant prêts à discuter avec les universitaires. Par ailleurs, Monsanto et Syngenta se targuent de soutenir la recherche, ce qui, cela dit, n’est pas sans poser problème aux scientifiques qui constatent que les financements pour la recherche agronomique viennent de plus en plus du secteur privé. Les scientifiques des universités d’Etat, signataires de la plainte, déplorent le fait d’être de plus en plus dépendants des grandes compagnies. Une situation inacceptable quand, d’après eux, les données fournies au gouvernement sont « limitées à l'excès» et les entreprises « ont le potentiel de blanchir les données et l'information soumise à l’E.P.A.».

Elisabeth Leciak